Depuis hier donc nous avons accueilli la seconde équipe de taraciens et mis dans l’avion la première.
Pour rappel, la tournée est scindée en deux parcours et en deux équipes : de la Nouvelle Orléans à Chicago puis de Chicago à New York.
Une soirée passée ensemble, pour une partie un petit tour à Chicago s’imposait pour les autres repos à l’hôtel, des chambres identiques coincées entre deux nationale et une station essence.

Au réveil on se compte et certains prennent les mini-vans direction l’aéroport, les autres, fraîchement débarqués sous le ciel américain, embarquent dans l’Eagle bus direction Cleveland à environ 500 km de là.

Nous voici donc tous derrière Christian, chauffeur de cette deuxième partie du tour, direction Cleveland où les copains du Hessler Festival nous attendent.
Sur le trajet, signe de la confiance dégagé par le bus sweet home : les instruments sonnent, saxophones, trompette et flûte se répondent comme un pied de nez au ciel bas et humide au dessus de nos têtes.

C’est le moment des premières : premier repas ensemble, premier arrêt sur la route, premiers contacts avec le bus et surtout les États Unis.
L’effectif est plus serré, nous sommes 19 contre 25 membres de l’équipe partie, sans perdre pour autant de la dynamique de collectif aux multiples personnalités où chacun trouve, prend et donne.

Nous avons devant nous une grosse quinzaine durant laquelle des belles heures de musique vont, le plus beau des prétextes, tisser les liens et affinités.
Le relais est passé donc, reste à ces nouveaux arrivants à maintenir l’énergie de la fuckin french funk machine dont l’écho se fait encore entendre en terre de Louisiane.

Au menu des quatre jours à Cleveland, plusieurs concerts au Hessler festival et une belle salle : le Beach Land Ballroom.

Que cela soit ceux qui viennent de partir ou ceux qui sont là, chacun sent combien cette tournée américaine est une aventure inédite dans une vie de musicien et un grand geste de joie et de partage comme la musique non marchande peut arriver à donner.

Encore quelques miles à regarder défiler l’Illinois puis le Michigan par les fenêtres du bus et l’éléphant des funkateers sera prêt à faire sonner de la trompe…

A tout de suite donc.

Petite dédicace aux 23 taraces partis ce matin, je vous souhaite bonne route, on maintient , promis.

Mise à jour de nuit : Route tranquille dans le velours des mains de Christian notre chauffeur pour nous amener chez Mama Mitch, la maison de Gary où nous posons la fatigue de cette journée de bus.