Nous quittons la capitale contents du passage à Washington.
Quelques heures de bus nous séparent de Cherrymont farm Daddy’O aka Patrick. Facile en passant par l’autoroute s’évitant la traversée instructive mais longue de Baltimore ou Maryland, comme à l’aller.
Notre parking en pleine forêt nous attends, Christian, moitié chauffeur moitié bijou, le négocie d’une main de velours; quand je serais grand je veux conduire des camions comme Christian !
Grâce a lui j’assiste au tableau assez improbable d’un bus de ville sortant des fourrés comme pour prendre des gens au prochain arrêt en pleine foret.

A peine remis de ce trajet qu’un orage fait péter le mémorial day à son façon et nous rappelle combien le beau temps a été une chance dans cet environnement pratiquement totalement en bois, terre, pierre et vert.
Quelques uns en profite pour prendre une douche sous la pluie qui ne durera pas.

Soirée et fin de soirée tranquille pour la plupart d’entre nous. ChacunEs trouve son activité tour à tour entraînéEs ou bercéEs par un fond musical distillé des enceintes : Parker, Wu tan, Cypress, Aretha, Django, John… comme à la maison.

Ce matin ça parle beaucoup de New York, de l’éventualité que notre bus deviennent un theatre ambulant pour des amis de Daddy’O ou de l’excellence maintenue de l’accueil.
On a tous un peu cette question qui traîne aussi : on joue de la musique ou bien ?
C’est pourquoi depuis sous l’arbre où j’écris j’entends depuis certain coin de la foret un sax impatient sur fond de pie-vert tapotant le bois ou des trombones studieux en train de faire tourner jungle boogie parmi les chants d’oiseau… country funky man !

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