USA BOULBA Season 2016 - épisode 1

Bagages, passeport, brosse à dents et instruments : the boulba’s funky style has landed on nola ! Premier billet depuis notre aventure lancée sur le tempo trépident de toute aventure trépidante digne du nom : notre scénario s’écrit en live et à vingt quatre mains… On y a mélangé des avions, des school bus plus ou moins funkisant, des retrouvailles avec notre famille américaine, un taux musical dans l’air ici qui va monter au delà de 100%…

La collection de moments rares avait commencé dès les premières discussions en 2015  reprenant l’idée d’un retour aux USA de TARACE BOULBA.
La préparation et le montage du projet aussi furent une traversée collective fertile de temps forts.

Mais aujourd’hui, que nous sommes sur place, que nous sommes à l’aube d’une quinzaine de jours si singulière, que le mot de miracle à sa place… maintenant, que chacun-es se trouve dans l’ensemble, partages les harmonies et les repas, que sous trente degré nous suons des recettes funk préparées depuis des mois… maintenant, nous réalisons que ce qui nous traverseras dans ces premiers jours en Louisiane va laisser ses empreintes dans le collectif mais surtout dans l’intimité et l’imaginaire de chacun-e.

Mais trêve de salamek, passons au vif du sujet : les deux premiers jours de la résidence.

 

Landing

Lors de notre première tournée américaine en 2009, nous avions acheté un magnifique Eagle Bus de 1981 avec lequel nous avons parcouru quatre milles kilomètres avant de le revendre la veille de notre retour. Aux dernières nouvelles ce bus finit sa vie comme mobile-home et objet fétiche d’une aventure.

Cette année, pour cette résidence 2016 en Louisiane, les besoins n’étant pas les mêmes nous fais appel à nos connaissances sur place pour trouver les solutions de transport ad-hoc, au cas par cas.

Et parce que notre affaire taracienne évolue en nombre, vingt quatre musiciens et leurs instruments, les moyens déployés sont toujours inédits. On vous racontera peut-être un jour l’histoire du bus fabriqué en une nuit avec un camion et un wagon de train, pour nous transporter en 2003 lors de la tournée AFRICA BOULBA au Mali.

Les premiers tours de roue que nous ferons sur le sol des USA seront à dos de school bus, un BLUE BIRD, le must du school bus, celui du copain Zevi, une nouvelle connaissance de cette année.

Après les aéroports de Paris, d’Atlanta et de la Nouvelle-Orléans, ce bus est le premier espace qu’on a envie d’appeler « la maison ».

Même si ce bus n’arbore pas le jaune chatoyant si caractéristique des transports américains, et que ses sièges, de longues planches en bois installées la veille spécifiquement pour notre arrivée (une fois de plus…), c’est dans des acclamations enfantines que nos popotins rebondissent au rythme des bumps de la route tout en fantasmant sur le moyen d’improviser des répétitions grâce à la configuration spacieuse du bus.

Puis vient ce trajet dans une ville de nuit, presque endormie, contact visuel avec une culture de l’apparence, une traversée parmi les façades dépareillées, enseignes outrancières et parmi des signes qu’on interprète comme des enfants.

 

Une adresse nommée Desire

Nous redoutions avec délice les retrouvailles avec notre hôte et amie : Miss Jane.
Elle est debout sur le perron et personne n’est déçu de la rencontre, nous sommes tous passés par les bras émus et gracieux de cette indescriptible figure locale à l’aura de Dr John et avec le boogie woogie de Fats Domino.
En prime de Miss Jane, le comité d’accueil se compose de deux autres connaissances : Pierre et Kelly.
Le premier, est devenu un copain de TARACE BOULBA en 2008 lors du repérage précédant la tournée 2009, fils de Miss Jane de son état, mais surtout un personnage dont on ferait sans peine un grand titre de la littérature américaine.
La seconde, Kelly, est la fée à qui nous confions le soin de préparer les repas. Créative, attentionnée et talentueuse pour rassasier nos appétits d’éléphants des mets dont l’énoncé de la recette déclenche immanquablement la chimie des papilles.

Une chaine s’organise pour décharger les bagages et les instruments, nous nous installons dans les « shot gun », des maisons sur-élèvées en enfilade de pièces que nous parsemons de matelas pour y établir la camp de base.
Ce home sweet home est adopté par tous sans même s’en rendre compte, c’est là où se dérouleront les répétitions, les moments de vies, et même un concert dans la jardin pour la semaine prochaine.

Les yeux se ferment tard, le décalage horaire aidant, les conversations s’animent sur le programme qui nous attends, dès demain sont prévus un marching et une répétition…

stay tune and sharp